• Essai d'ontologie phénoménologique


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  • Lévi-Strauss - Pensée Sauvage

    En utilisant le thème de l'ethnologie traditionnelle l'auteur cherche à décrire les mécanismes de la pensée en tant qu'attribut universel de l'esprit humain. Pour lui, la pensée sauvage est présente en tout homme tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à « fins de rendement ». Par l'utilisation de l'idée de rendement, il met en opposition l'utilité immédiate de la science et des connaissances dont a besoin le primitif pour survivre, avec une forme de pensée adaptée aux besoins sociaux ou de productivité des sociétés modernes. Partant de ce principe, l'évocation de thèmes tels que la science, la culture, les totems et castes, ou encore les « Catégories, Éléments, Espèces et Nombres », appuyés par de nombreuses références ethnologiques issues de l'étude de peuples primitifs variés, sont autant de moyens d'illustrer le fonctionnement de la pensée chez l'homme primitif. Mais sous ce travail ethnologique minutieux, se dissimule en réalité une tentative de démonstration que peu de chose démarque la pensée du « sauvage » de celle du « civilisé ». Qu'il est erroné d'affirmer que la différence entre la pensée primitive et la pensée moderne résiderait dans la capacité de cette dernière à appréhender la complexité ou des phénomènes complexes. Les deux premiers chapitres intitulés « La Science du Concret » et « La Logique des Classifications Totémiques » cherchent à convaincre le lecteur de cette universalité de la pensée, et surtout de l'uniformité des capacités intellectuelles et conceptuelles des hommes quel que soit leur degré de civilisation. Le livre tente aussi de démontrer la relativité d'une supposée supériorité de la science des civilisés sur celle des archaïques. Ainsi, en nous expliquant dans le premier chapitre qu'il existe une véritable science du primitif, mais dont la construction est empirique (contrairement à la science moderne, expérimentale mais aussi largement spéculative et théorique), l'auteur nous démontre que la science n'est pas l'apanage du moderne, mais qu'elle fait partie de l'histoire des hommes depuis des temps immémoriaux. À la suite, en nous présentant des systèmes de classification totémique dont l'existence est incontestablement archaïque, il nous prouve que le désir de classification du vivant et plus généralement de tout ce qui constitue l'univers des hommes (jusqu'aux concepts), ne correspond pas à une capacité des civilisations antiques (par exemple les systèmes de mémorisation de Cicéron), ou même modernes (systématique de Carl von Linné, combinatoire de Gottfried Wilhelm von Leibniz, ou encore travaux de Francis Bacon), mais qu'il existe sans aucun doute chez les peuples primitifs de tous continents des systèmes évolués de classification et de combinaisons. Il s'achève par un chapitre dédié à une discussion d'un livre de Jean-Paul Sartre dont il conteste le regard sur certains fondements philosophiques de l'anthropologie.


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  • De la violance des dominants
    aux violences des dominés

    Il est malheureusement très courant que tout soit subi passivement dans une soumission absolue laissant au violant l'illusion que l'autre est consentant et que par conséquent il n'y a ni victime ni violance. La personne est bloquée non seulement à l'expression mais aussi à l'idéation même d'un refus. La pensée qu'elle pourrait ne pas se laisser faire, qu'elle en a le droit, ne lui vient même pas. L'incapacité à dire non réduit une partie de la population à une forme tragique et paradoxale d'inviolabilité: On ne peut violer qu'un être capable d'exprimer son refus, ne serait-ce que faiblement. Pour ces êtres secrètement mutilés, les violances les plus décisives eurent lieu dans la première enfance. Mais s'il pouvait y avoir procès, ceux qui lui ont causé le dommage le plus grave, ne seraient pas dans le box des accusés… S'indigner devant les violences va de soi. Mais rien ne changera si on ne réfléchit pas sur la violance qui les engendre. La violance est prise de pouvoir, confiscation et consommation de l'autre; elle est d'autant plus efficace qu'elle se masque, d'autant plus solide qu'elle n'est pas reconnue comme telle. Une réalité longtemps occultée, mais dont certains commencent à parler.

    Igor Reitzman a été enseignant puis après des études en sociologie, formateur et praticien de l'analyse émotionnelle. Depuis 1990, il a écrit une dizaine d'essais dont il commence maintenant la publication.

     

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