• Lao Tseu - Tao Te King

     

     

     

     Philosophie Mystique

    Le Livre de la Voie et de la Vertu

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    Le Tao te king est parfois appelé le « Livre de lao-tseu », c’est à dire du nom de celui qu’on tient habituellement pour son auteur. On ne possède que de très vagues éléments sur sa vie, presque tous les sinologues modernes accordent la paternité du Tao te king à lao-tseu qui enseigna la tradition qu’on associe à sa personne.
    Son nom était Li eul et il vécut longtemps au pays de Tch’ou, vers l’an 600 avant notre ère. Son nom public était Lao-tseu, « Lao » signifiant vieux ( au sens de vieux maître vénéré) et « tseu » étant un titre honorifique qu’on réservait aux sages et aux auteurs de classiques.
    Selon la légende au moment où Lao-tseu abandonnait la vie active pour se retirer dans les montagnes du lointains Ouest, il fut retenu par le gardien de la passe qui le pressa d’écrire un livre qui contiendrait son enseignement. De là naquit un ouvrage sur le Tao et le Te, La voie et la vertu. Puis Lao-tseu disparut et l’on entendit plus jamais parler de lui. Quant au Tao te king, qui est un quasi-défi pour les métaphysiciens et les traducteurs, il est devenu le fondement et le canon officiel du taoïsme. Le Tao te king est, après la Bible, le livre le plus traduit. Il est aussi, et de loin, le livre le plus déroutant et le plus énigmatique.

    Le Te, mot qu’on traduit généralement par vertu, c ’est l’équité.
    Il désigne tout ce qui est en conformité avec le Tao, ou Voie. En un sens le Te, c’est le Tao manifesté, la révélation de la vraie nature du Tao. Dans le contexte taoïste, la notion de vertu ne sous-tend aucune tonalité moralisatrice. Elle est une qualité interne émanent du Tao. Tchouang tseu la définit comme la « parfaite réalisation de l’harmonie », et ajoute « rien n’est plus funeste que la vertu délibérément cultivée qui est toute entière tournée vers le monde extérieure ». Certains prétendent que le taoïsme est dépourvu de morale mais le sage qui est l’incarnation vivante du te , n’a que faire de la morale. Son sens de l’équité et son harmonie avec le monde on atteint un tel degré de perfection, qu’il agit dans la spontanéité la plus totale.
    Ainsi il est dit : après la perte du Tao, vient la vertu, après la perte de la vertu , vient la bonté ; après la perte de bonté, vient la justice  ; après la perte de la justice vient le rite.
    On ne trouve, dans le taoïsme, aucune doctrine du pêché. Pour lui la moralité est inséparable de la spiritualité et, de ce fait, il n’y a aucun idéogramme chinois qui rendrait la conception occidentale du péché et du sentiment de culpabilité. Le péché c’est l’ignorance, la bêtise, la déraison : aucun être sensé n’agirait sciemment dans un sens ou dans un autre, sachant qu’au bout l’attendent le châtiment et la souffrance. L’infraction des lois naturelles entraîne inévitablement des sanctions. Péché signifie déranger l’ordre cosmique, d’où, il résulte un déséquilibre qui introduit l’agitation dans l »esprit individuel d’abord, dans la société par la suite.
    L’ignorance est à l’origine du mal être spirituel de l’homme.
    Les règles sévères et rigides, le taoïsme les condamne, parce qu’elles détruisent la spontanéité dans l’homme. Tout code morale donne un faux sens de sécurité. On le suit et tous semble pour le mieux. Mais, devant les situations toujours changeantes de l’existence, toute rigidité est synonyme de mort. Les lignes toutes tracées de l’habitude font croire à l’homme que tout est bien dans le meilleurs des mondes. Cela est vraie en apparence, mais pas en profondeur. Au regard de l’homme sage, la moralité est une norme interne. « L’homme sage ne connaît pas le péché ; il a cessé de faire le mal et, par sa sagesse, il annule tous les maux de sa précédente vie .»
    Le taoïsme exclut tout autant des notions comme la consécration, la ségrégation, la sainteté, les demandent en pardon ; il ignore les sacrifices propitiatoires, les prophéties empreintes d’anthropomorphisme ou la prière faite en vue d’exaucer des voeux personnels.

    Quand l’homme conçoit le péché comme une marque d’ignorance, non point comme une désobéissance au commandement divin, il échappe par-là au complexe de culpabilité, qui tourmente tant l’esprit des Occidentaux. Selon la philosophie du yin et yang, celui-ci se lève par suite d’une concentration trop exclusive sur le bien. Voulant exclure le mal, on provoque un déséquilibre entre les forces yin et yang. Le souci du monde chrétien d’ignorer l’aspect obscur des choses est une aberration.

    Le taoïsme originel est tout à fait exempt de concepts comme l’enfer, le diable, les ténèbres éternelles, les forces du mal, en opposition direct avec un Dieu lumineux et bon ; rien dans l’univers n’y est conçu comme intrinsèquement mauvais. L’on n’y trouve pas davantage la notion d’un paradis ultime récompensant les justes. Ciel et Terre sont, tout comme la vertu, un état d’être. Le comportement juste implique qu’on respect les lois de la Nature et pratique la Vertu ; qu’on vive en conformité et en harmonie avec elles. Sans quoi, on attire à soi des sanctions, proportionnelles à la gravité  de la désobéissance : manque d’harmonie, isolement et affliction. Et le Ciel n’échappe pas à ces règles, puisque dans l’univers toutes les choses sont interdépendantes.

     

    Tao : la Voie

     

     

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