• Reitzman - Longuement subir puis détruire

    De la violance des dominants
    aux violences des dominés

    Il est malheureusement très courant que tout soit subi passivement dans une soumission absolue laissant au violant l'illusion que l'autre est consentant et que par conséquent il n'y a ni victime ni violance. La personne est bloquée non seulement à l'expression mais aussi à l'idéation même d'un refus. La pensée qu'elle pourrait ne pas se laisser faire, qu'elle en a le droit, ne lui vient même pas. L'incapacité à dire non réduit une partie de la population à une forme tragique et paradoxale d'inviolabilité: On ne peut violer qu'un être capable d'exprimer son refus, ne serait-ce que faiblement. Pour ces êtres secrètement mutilés, les violances les plus décisives eurent lieu dans la première enfance. Mais s'il pouvait y avoir procès, ceux qui lui ont causé le dommage le plus grave, ne seraient pas dans le box des accusés… S'indigner devant les violences va de soi. Mais rien ne changera si on ne réfléchit pas sur la violance qui les engendre. La violance est prise de pouvoir, confiscation et consommation de l'autre; elle est d'autant plus efficace qu'elle se masque, d'autant plus solide qu'elle n'est pas reconnue comme telle. Une réalité longtemps occultée, mais dont certains commencent à parler.

    Igor Reitzman a été enseignant puis après des études en sociologie, formateur et praticien de l'analyse émotionnelle. Depuis 1990, il a écrit une dizaine d'essais dont il commence maintenant la publication.

     

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